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Le lac d’Inari, passage obligatoire en Finlande, que ce soit en hiver ou en été. En hiver je l’ai découvert lors des courses de rennes qui se déroulent sur ce lac et dont je vous parle dans cet article : « Porokilpailut : ça court vite un renne ». Mais aujourd’hui, je vais vous parler de ma découverte du lac en été, lors d’une partie de pêche avec des amis.

Ce lac est extraordinaire, de par sa taille tout d’abord, mais aussi par le nombre d’îles qui le compose. Ce n'est pas pour rien qu’on le surnomme le lac aux 1 000 îles. En réalité on dénombre pas moins de 4 350 îles, parfois petites, parfois plus grandes, parfois avec une maison, parfois désertes, parfois même sacrées, mais jamais banales.

Nellim, petit village bordant le sud du lac Inari à quelques kilomètres de la frontière Russe, et très connu des touristes pour son église orthodoxe. Mais pour les finlandais ce village c’est là où se déroule une grande compétition de pêche. Alors quand une amie m’a proposé d’y participer, j’ai sauté sur l’occasion pour découvrir cette activité et passer un weekend mémorable.

Arc en ciel sur le lac Inari au milieu du déluge

Après une semaine sous une chaleur étouffante, me voilà en direction de Nellim pour le week-end. Une éleveuse de rennes m’a proposé d’aller pêcher avec son mari et un ami. Me voilà prenant un verre avec mes amis dans le Wilderness Hotel… dans, oui car un gros orage vient d’éclater, et nous patientons pour savoir si la compétition est maintenue ou non. Finalement, l’orage cesse, la pluie aussi, et malgré le vent nous péchons une bonne partie de la soirée. Au bout de la compétition nous avons 4 poissons et nous finissons 4ème de la compétition, mais l’essentiel n’est pas là. Le temps passé avec mes amis, à discuter de tout et de rien, croisant d’autres pêcheurs, attrapant de temps à autre un poisson, mais surtout rigolant et profitant du paysage. A la fin de la compétition, il est temps d’aller au refuge.

Et oui, j'ai quand même réussi à attraper quelques poissons

Nous prenons le bateau et nous voguons vers le refuge. Une dizaine de minutes que je savoure pleinement, cheveux aux vents, traversant à toute allure ce lac dont je ne cesse d’entendre parler et qui me fascine, observant chaque île que nous croisons, est-elle habitée ? Est-elle sacrée ? Respirant l’air si frais et pur, je me laisse tout simplement envoûter par l’instant. Puis nous arrivons près d’une grande île qui abrite un petit refuge. Tout cela est si loin du monde d’où je viens et je m’y sens pourtant tellement à l’aise. Ce refuge d’éleveur est un chalet en bois, avec une seule pièce qui sert de cuisine, de chambre et de salon. Accolé au chalet, le sauna bien sûr, indispensable pour se détendre et se laver. Un peu à l’écart on trouve une cabane pour le bois et une autre pour les toilettes. Sérieusement, que demander de plus ? Là, sur cette petite île, nous avions tout ! Ah oui j’oubliais, nous avions un jeu de carte, donc oui, nous avions tout !

Le lendemain, nous repartons pêcher sur le lac. Le ciel est couvert, et je suis un peu fatiguée. Le bateau avance, le fil de ma canne à pêche traîne dans l’eau, et moi, je m’endors… Je dormais bien lorsqu’un poisson vient mordre à l’hameçon. Réveille en sursaut et je commence par engueuler Léo parce que je suis sure qu’il me fait une blague, mais non c’est bien un poisson ! Doucement j’essaye de le ramener à moi, tranquillement, pour qu’il ne se sauve pas… Raté... Il s'est sauvé. Fou rire avec mes amis. Puis j’ouvre vraiment les yeux, je n’ai aucune idée d’où nous sommes sur le lac, mais tout est magnifique, le ciel et les îles sont magnifiques et se reflètent dans le lac. Et nous pêchons, sur ce paradis. Toute la journée à pêcher, manger et boire. Et quand il est l’heure de rentrer, c’est pour cuisiner le poisson fraîchement pêché. Quel régal autant pour les yeux que pour le palais. Mais avant de passer à table nous allons au sauna. Ce moment de détente que j’apprécie maintenant à sa juste valeur, et dont je peux profiter aussi longtemps que je le souhaite sans avoir l’impression de subir la chaleur, serai-je devenue Finlandaise ?

Il est l’heure de dormir. Mais comment dormir après une telle journée ? Comment dormir au risque que le temps ne passe et ne m’oblige à rentrer. Non pas que je ne veuille pas retourner à Kiilopää. Mais je suis bien là. J’étais bien là.

Thank you Virpi to invited me for this amazing weekend !

Publié dans Journal de Bord